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Archive de 10 juillet 2008

C’est pas moi qui le dis – 25ème épisode

Posté par marrickevin le Jeudi, 10 juillet, 2008

Phrases authentiques, datant du 10 juillet 2008 et des jours précédents…

“Quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit” – Nicolas Sarkozy. Eh bien parfait alors, pas besoin de service minimum.

“Changez de sujet” – Hervé Morin, Ministre de la Défense, pendant Le Grand Jury sur RTL, dimanche 6 juillet, à la suite d’une question sur les relations entre la France et la Libye. Et vous savez quoi ? Les deux journalistes ont changé de sujet. C’est-y pas beau ?

“Le départ de PPDA [du 20 heures de TF1], c’est un peu comme la mort du général de Gaulle” – Eric Brunet, sur Europe 1, le 10 juillet. Pour vous situer le bonhomme, je l’avais repéré au moment du CPE parce qu’il avait publié un livre intitulé “Etre de droite : un tabou français” où il se plaignait de la persécution qui existait contre les gens se disant de droite. En fait, c’est plutôt quand on dit qu’on est de gauche qu’on se fait allumer. Essayez d’expliquer qu’il faut augmenter les impôts, que les fonctionnaires sont utiles, qu’il ne faut pas privatiser La Poste, EDF et GDF (et ce ne sont que quelques exemples), que payer des instituteurs et des professeurs n’est pas un coût pour l’État mais un investissement. Au mieux, on vous prend pour un rétrograde et un conservateur. Au pire, on vous traite de fou. Et Copé et Devedjian vous traitent de bolchévique. Eric Brunet devrait savoir que l’état naturel de l’homme est d’être de droite et que c’est être de gauche qui demande un effort d’affirmation.

“On ne peut pas considérer un immigrant africain qui veut venir en Europe ; pour lui c’est normal, c’est l’Eldorado et je le comprends mais on ne pas tous les accueillir. Mais on ne peut pas le considérer de la même manière que les latinos-américains car ce sont des descendants d’Italiens et d’Espagnols qui sont partis il y a trois-quatre générations : ce sont des Européens et donc ils reviennent dans leur mère-patrie. On ne peut pas traiter l’Amérique latine de la même façon car ce sont des Européens. Ils sont tournés vers l’Europe. Et c’est une chance pour nous parce qu’ils sont en expansion démographique” – Michel Godet au cours de l’émission On refait le monde sur RTL, le 7 juillet. Alors là, il y a tout mis tout son cœur, toute sa connerie, tout son racisme, tout son colonialisme, toute sa conviction dans le fait qu’un Européen c’est avant tout un blanc, toute sa relecture de l’histoire aussi. Dans le studio, il n’y a bien eu que la vaillante Anne-Sophie Mercier pour réagir à ces propos inouïs. D’abord l’Amérique latine est pour bonne part peuplée de descendants d’esclaves africains et de diasporas asiatiques (des Libanais, des Japonais – au Brésil surtout) même s’il est vrai que ces pays comptent beaucoup de descendants d’Italiens, d’Espagnols, de Portugais. Et aussi un peu d’Allemands, pour la plupart anciens nazis. Ensuite, l’idée de différencier les immigrants selon leurs aïeux ou l’endroit d’où ils viennent, c’est un peu douteux. D’autant qu’il les différencie surtout en fonction de leur couleur de peau, même s’il ne le dit pas. Et cette espèce d’argument débile de la mère-patrie des descendants, c’était à n’en pas croire ses oreilles. Et il y ajoute l’expansion démographique des pays d’Amérique latine qui est une chance pour nous, des fois qu’on croulerait et périrait sous des hordes d’Africains déferlant chez nous. Le péril noir, sympa comme vision de l’immigration. Sans compter la hiérarchisation : ils ne sont pas pareils en Amérique latine, il ne faut pas les traiter de la même façon, ils sont mieux. En somme, Michel Godet est une vraie tête de con.

“Ah oui, on est content, parce que ça fait 17 ans qu’on se lève tous les matins pour ça” – Réaction d’une candidate quand elle a vu qu’elle avait bac. Trop dure la vie…

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Archimède – Un point, c’est tout

Posté par marrickevin le Jeudi, 10 juillet, 2008

Un point, c’est tout
par Patrick Rebeaud

Décidément, les scientifiques ne reculent devant aucun calcul. Certains d’entre eux se sont demandés : quel est le poids d’un point sur une feuille de papier ? Pour cela, ils ont pesé une feuille toute blanche, puis la même avec un point dessus. Résultat : 0, 000 000 13 gramme de différence. Un peu plus d’un dix millionième de gramme.

C’est donc le poids d’un point sur un i, par exemple. Songez-y la prochaine fois que vous timbrerez du courrier.

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