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C’est pas moi qui le dis – 16ème épisode

Posté par marrickevin le Dimanche, 4 mai, 2008

Phrases authentiques, datant du samedi 3 mai 2008 et des jours précédents…

“Sur le but de Cissé, il y a une grosse faute de Niang dans la surface de réparation” – Commentaire sur RMC du troisième but de l’OM, marqué par Cissé, lors du match Monaco – Marseille, dimanche 27 avril.

“Sur l’action, Cissé profite d’une déviation de Niang du talon et d’une légère obstruction d’Akalé” – Commentaire de la même action sur le site de L’Equipe.

“Sur le but marseillais, aucun ralenti n’est nécessaire pour voir la grossière faute de Cissé” – Commentaire de la même action sur le site Football365. Mais apparemment, il faudrait un ralenti pour savoir qui l’a commise cette faute. Et, selon les yeux qui la voient, elle est grossière ou légère. Quand avec les images, ceux qui sont chargés de nous commenter les matchs se plantent, difficile de hurler avec ceux qui critiquent les arbitres à tue-tête uniquement pour voir mise en place cette connerie de vidéo.

“On nous dit que Mai 68 était un mouvement libéral, mais Nicolas Sarkozy s’est élevé contre, c’est un paradoxe” – Entendu sur France Inter. Il y a plusieurs libéralismes : économique, social, religieux, etc. C’est d’ailleurs la grande arnaque de gens comme Madelin qui pour faire passer leur discours extrémiste lancent gaillardement : “Vous êtes contre mon libéralisme, alors que ce sont les libéraux qui ont fait changer la vie au 19e siècle”, oubliant de préciser “les libéraux politiques”. Si Sarkozy est libéral en économie, pour le reste, il est plutôt nationaliste et conservateur, alors Mai 68…

“Regardez tous ceux qui dans leur pays ont réformé et qui sont depuis restés comme des souvenirs extraordinaires. Eh bien ils ont connu des épreuves” – Nicolas Sarkozy, lors de son interview télévisée, jeudi 24 avril.

“On a parlé d’omniprésident, on a parlé de théâtre médiatique aussi parfois qui a quelque chose qui déconcerte les Français” – David Pujadas, à la même occasion. Il est gonflant Pujadas à dire sans arrêt que quand quelque chose ne plaît pas à la population, c’est parce qu’on lui a mal expliqué ou qu’elle n’est pas habituée. C’est peut-être tout simplement que c’est nul. Et dans le cas présent, le régisseur du théâtre, c’est lui.

“Il y a aujourd’hui énormément d’entreprises où il y a des conflits sala… des conflits, comme Coca-Cola, La Redoute”, etc – Véronique Auger, à la même occasion. Salarials ou salariaux, là est la question.

“J’observe que quand j’ai fait voter ce texte par le gouvernement… par le parlement” etc. – Nicolas Sarkozy, à la même occasion. Un bon lapsus, en direct, mesdames et messieurs, et sans augmentation du prix des consommations.

“Un titulaire d’un minima social pourra le garder même s’il reprend un emploi. C’est-à-dire qu’il pourra cumuler le revenu de son emploi et les allocations. Pourquoi je fais ça ? Pour réhabiliter le travail” – Le même, à la même occasion. Déjà, on dit “un minimum social”, minima étant le pluriel de minimum (comme media – sans “s” et sans accent s’il vous plaît – est le pluriel de medium). Ensuite, je ne vois pas en quoi ça réhabilite le travail de dire aux gens qu’on les paie à coups de lance-pierre et que s’il n’y avait pas les allocations, ils ne s’en sortiraient pas. Il parlait de ça pour la relance du pouvoir d’achat aussi. En quoi relance-t-il le pouvoir d’achat en faisant payer les salaires des Français par les autres Français (via les allocations) ? Mystère. Nicolas Sarkozy nous explique que même avec un emploi on ne peut pas vivre en France. Et ça, ça réhabilite le travail pour lui. Le fait est que s’il n’y avait pas de salaire minimum, bon nombre d’entreprises paieraient leurs employés moins cher.

“Qu’ils [les syndicats] ne soient pas d’accord avec nous, c’est normal, c’est leur rôle” – Le même, à la même occasion. Juste avant, il leur “rendait hommage”. Et là, il dit que le boulot d’un syndicat, c’est de faire chier le monde, d’être contre systématiquement.

“J’ai trouvé un pays où chaque Français doit 20 000 euros” – Le même, à la même occasion. On passe sur la faute de grammaire. Elle a un ton messianique sa phrase. On dirait qu’il a débarqué de l’Ile d’Elbe comme celui qu’on n’attendait plus et qui découvre les difficultés du pays ; alors qu’il a été ministre de l’Economie tout de même. D’autant que ce ne sont pas les Français qui doivent de l’argent, mais l’Etat. Personnellement, je n’ai jamais contracté la moindre dette et je n’ai jamais volé. Alors, c’est un peu fort de venir me dire que je dois 20 000 euros.

“Nous en avons fini avec l’extrême droite” – Le même, à la même occasion. Mais c’est qu’il est drôle quand il veut.

“Si on n’est pas inquiet quand on est jeune, c’est qu’on n’est pas jeune car quand on est jeune on est inquiet” – Le même, à la même occasion.

“Français, allemand et arabe écrit et parler” – Lu sur un CV.

“Dans Onze Mondial cette semaine, un cadeau exclusif : un tapis de souris “Equipe de France de football” offert par Danette” – Publicité radiophonique.

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