Marrick & Kevin’s Weblog

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Archives pour mars 2008

C’est pas moi qui le dis – 11ème épisode

Posté par marrickevin le Jeudi, 27 mars, 2008

Phrases authentiques, datant du 27 mars 2008 et des jours précédents…

“A Paris, une manifestation doit partir depuis le Luxembourg” – Entendu le 27 mars sur RMC, à propos des manifestations et grèves dans l’éducation nationale.

“Il [Brian Joubert] se retrouve sixième, pénalisé également par le point que le juge référent lui a retiré injustement après avoir estimé que l’on entendait des chants sur sa musique, ce qui est interdit en patinage” – Entendu sur France Inter le 22 mars. C’est “interdit” mais le point a été retiré “injustement”. C’en fait dire des conneries le chauvinisme. Quand on a demandé au juge en question pourquoi il avait sanctionné B. Joubert alors qu’il ne l’avait pas été dans les compétitions précédentes avec pourtant le même thème musical, il a simplement répondu qu’il n’était pas responsable du fait que les autres juges n’aient point appliqué le règlement. Comme quoi, les juges du patinage ne sont pas tous crétins ou corrompus.

“Pourtant, cette rétraction au sein d’un espace minimal et impénétrable (le triangle formé dans tous les plans par les trois frères)… – Extrait de la critique cinéma de Charlie Hebdo du mercredi 19 mars. C’est-à-dire que du moment où vous mettez trois personnes dans un même plan, forcément, ils forment un triangle. Il en sort de belles parfois le critique en question. Par exemple, une qui m’a bien fait rire : “La guerre des mondes” de S. Spielberg est un film “réactionnaire” parce qu’à la fin il y a “reconstitution de la famille”. Où a-t-il vu ça ? Ce que j’ai vu, personnellement, c’est que le type (en l’occurrence, Tom Cruise qui, mine de rien, a une filmographie assez impressionnante), le type, donc, qui se casse les reins pendant tout le film pour les autres et que tout le monde prend pour un blaireau parce qu’il appartient aux couches populaires, qu’il s’en sort comme il peut et qu’il n’adhère pas à l’idéologie ambiante faite de patriotisme exacerbé et de glorification de l’armée, eh ben, à la fin du film, il reste sur le carreau, comme un con.

“La position du FN a toujours été très claire en la matière : nous nous sommes prononcés contre la première guerre en Irak, contre la deuxième, et nous considérons toujours que la place de la France n’est pas dans le bourbier américain” – Marine Le Pen, dans une interview publiée dans Le Monde le 27 mars. Là, vous vous dites : “Mais enfin, quoi ? quoi ? quoi ? Qu’est-ce qu’elle a sa phrase ? Elle est très bien sa phrase. Excellente même. Tout à fait d’accord avec en fait. Pourquoi il nous sort ça ? Voilà qu’il nous donne à féliciter les membres du FN ?”. Alors, pourquoi cette phrase ? Parce que la question était : “Que pensez-vous de l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan ?”

“Vous aviez saisi que Thierry [Gilardi] n’était pas seulement une voix” – Extrait d’un éditorial de Patrick Chêne suite au décès de Thierry Gilardi. Vrai, Patrick, ce n’était pas seulement une voix, c’était aussi un commentateur déplorable dont le décès, à vrai dire, ne nous fait ni chaud ni froid.

Nous avons deux ans sans élections locales, nous avons donc toute latitude pour mener des réformes courageuses – Jean-François Copé. Mener des réformes quand elles ne risquent pas d’être sanctionnées lors d’élections, c’est vrai, quel courage.

“Le président impuissant” – Gros titre en une de Marianne du samedi 22 mars. Si même Marianne se met à faire dans le graveleux…

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Archimède – Charcuterie fine

Posté par marrickevin le Jeudi, 27 mars, 2008

Charcuterie fine
par Gilles Roqueplo et Michel Balinski

Choisissons une démocratie. Une belle démocratie, une qui, par exemple, serait fière d’avoir donné naissance entre autres, aux droits de l’Homme. L’idéal de son système électoral est évident : que chaque électeur possède une voix qui compte autant que celle de n’importe quel autre de ses compatriotes qu’il soit résident de la Lozère, du Val-de-Marne ou d’ailleurs. Là-dessus tout le monde – ou presque – est d’accord. Même la Constitution, dont s’est pourvue cette démocratie, veut croire en cet idéal puisqu’elle dit assurer l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine. Elle garantit aussi que le suffrage est toujours universel, égal et secret.

Le problème, c’est que la réalité est autre : les tableaux du Ministère de l’Intérieur et de l’Insee montrent que chaque électeur ne vaut pas le même poids en voix. Rappelons la règle : un député représente une partie d’un département, que l’on appelle une circonscription. Or la deuxième circonscription de Lozère, par exemple, contient 34 374 habitants et la deuxième circonscription du Val de Marne 188 200. En d’autres termes, un habitant de la 2ème circonscription de Lozère est 5,5 fois mieux représenté qu’un habitant de la 2ème circonscription du Val de Marne.

Et si ce n’était que cela ! L’article 125 du Code électoral stipule que : « Il est procédé à la révision des limites des circonscriptions, en fonction de l’évolution démographique, après le deuxième recensement général de la population ». Puisque les populations fluctuent, il est en effet normal que les frontières entre départements et circonscriptions suivent le même mouvement. Dans les faits, les limites actuelles des circonscriptions des départements ont été déterminées sur la base du recensement général de la population de 1982, et promulguées le 24 novembre 1986. Depuis deux recensements généraux, en 1990 et 1999, ont été menés. Mais aucune révision des découpages des circonscriptions. Même pas un petit coup de couteau pour tailler dans une petite circonscription difficile à emporter.

La loi n’est donc pas appliquée. Difficile à admettre, d’autant plus que si les circonscriptions des députés sont les mêmes qu’en 1986, les compositions des conseils généraux, elles, ont été changées en 1992 suite au recensement de 1990. Alors ? Alors, avec une consultation qui semble attaquable juridiquement, un député mécontent de sa défaite aux prochaines élections législatives pourrait porter l’affaire devant le Conseil Constitutionnel. Va y avoir des pleurs aux bureaux des lamentations.

Comment améliorer l’ordinaire du découpage des circonscriptions ? Comment éviter de tomber dans le charcutage électoral, au gré des majorités successives ? La théorie sur l’attribution des sièges des députés dit que la France est divisée en départements et à chaque département est alloué un nombre de députés en fonction de sa population. Ce qui est logique car les députés doivent pouvoir faire valoir les spécificités de l’endroit où ils vivent : les problèmes de l’agriculture de montagne ne sont pas ceux de la pêche en Bretagne, qui ne sont pas ceux des cadres moyens d’une mégapole. Ceci dit, dès que les sièges sont attribués aux départements, il faut les découper en autant de circonscriptions qu’il y a de députés à élire, chaque circonscription élisant un député. Le découpage de ces circonscriptions obéit à une règle pour le moins obscure. Trois critères sont imposés par la loi de 1986 :

- Premièrement, un député doit pouvoir se déplacer de n’importe quelle maison des jeunes d’une localité à n’importe quel stade d’une autre ville, sans jamais sortir de sa circonscription.

- Deuxièmement, chaque canton doit être entièrement dans une circonscription.

- Et troisièmement, aucun écart de plus de 20 % de la population moyenne d’une circonscription du département ne peut être toléré.

Tel qu’il est énoncé par les textes officiels, le problème est relativement facile à formuler, mais difficile à résoudre. Néanmoins, avec des moyens modestes, il a été possible d’améliorer grandement les découpages, en jouant sur la distribution des différents cantons dans les diverses circonscriptions des départements, tout en respectant la loi. Prenons le cas spécifique du Var, doté de 7 circonscriptions et ayant 43 cantons. A l’heure actuelle : la 6ème circonscription à 180 153 habitants et la première 73 946. Avec le recensement de 1999, les habitants de la première circonscription sont 143,6 % mieux représentés que ceux de la 6ème. A titre de comparaison, sur la base du recensement de 1982, l’inégalité était déjà de 31,7%. Avec une autre géographie du découpage, la sixième circonscription, contiendrait 132 951 habitants et la première, 122 247 habitants soit un écart de 8,7% – et tous les autres écarts sont moindres. C’est encore trop, mais c’est quand même bien meilleur !

Nous allons prendre comme dernier exemple, la Meuse. Les deux circonscriptions du découpage actuel contiennent 108 245 et 83 953 habitants, soit une inégalité de 28,94 %. Les deux circonscriptions du découpage calculé, contiennent 96 016 et 96 182 habitants, soit une inégalité de seulement 0,17 %.

La démonstration est faite : si avec un modèle simple et sans grand effort des découpages incomparablement meilleurs que ceux qui existent peuvent être obtenus, on s’interroge : pourquoi les pouvoirs publics ne mettent-ils pas en œuvre des moyens conduisant à des résultats plus satisfaisants ?
L’affaire est mise en délibéré.

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Lois américaines – Floride

Posté par marrickevin le Samedi, 22 mars, 2008

Floride

A Miami, il est illégal pour tout homme de porter une robe sans bretelle.

Les femmes célibataires qui font du parachute le dimanche atterriront en prison.

A Saratosa, il est illégal de chanter en maillot de bain.

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C’est pas moi qui le dis – 10ème épisode

Posté par marrickevin le Vendredi, 21 mars, 2008

Phrases authentiques, datant du 20 mars 2008 et des jours précédents…

“Il est aveugle, ce qui ne l’empêche pas d’apprendre par cœur ses discours” – Entendu sur France Inter, à propos de David Paterson, nouveau gouverneur de l’Etat de New York. Mais, sérieusement, ils sont payés pour dire des trucs pareils ? Evidemment qu’il apprend ses discours par cœur puisque, contrairement aux voyants, il ne peut pas les lire !

“Les Français sont désespérés. Il suffit de regarder les chiffres de l’abstention” – François Hollande, sur France Inter. Si même François Hollande qui, jusqu’ici, résistait pas mal à la bonne grosse connerie majoritaire, comme disait l’autre, se met à en sortir des plus grosses que lui, ça promet. Où a-t-il vu que l’abstention était le signe du désespoir ? Parmi les abstentionnistes, il y a des gens qui s’en foutent complètement. Il y aussi des gens intrinsèquement éloignés des élections par leurs convictions politiques (les monarchistes, par exemple, qui sont plus nombreux qu’on ne le pense). Il y a aussi ceux qui ne sont pas représentés et qui ne voient donc pas pourquoi ils se déplaceraient. Et il y a ceux qui ne savent pas, qui préfèrent ne pas tenter le diable et qui sont infiniment plus respectables et citoyens que ceux qui croient savoir et qui votent comme des savates. Non seulement les abstentionnistes ne sont pas désespérés mais ils font faire des économies à l’Etat et gagner du temps à tout le monde dans le bureaux de vote. Alors de quoi se plaint-on ?

“Les amateurs de Carquefou ont ridiculisé les stars de l’OM” – Un journaliste de France Inter. Encore un qui parle de sport et qui n’en a jamais fait. Perdre 1 à 0, en effet, c’est ridicule. On aura tout entendu. C’est bien le journalisme français de nous vendre du David et Goliath, des humbles qui se sortent des griffes des friqués. Et heureusement que Marseille est un club français, sans ça on nous aurait fait le coup des estrangers avec leurs gros sabots qui ont pris de haut les petits Français qui jouent avec leur cœur gros comme ça, se voyant trop beaux et certains d’avance de leur victoire. On va bien nous ressortir le coup de la beauté de la coupe de France qui permet aux petits de battre les gros. D’une part, ça n’a rien d’étonnant, et d’autre part, c’est justement fait pour ça, bande de buses. Et puis, Charlie Chaplin a bien fini troisième à un concours de sosies de Charlot. Comme quoi…

“Jérôme Kerviel est sorti de prison. Il portait une chemise rose” – Une journaliste de France 2. Pour paraphraser Coluche : il faut vraiment n’avoir que ça à foutre pour regarder de quelle couleur est la chemise du gars. Surtout quand on se fout complètement du gars en question. On aimerait plutôt qu’on nous dise où sont passés les cinq milliards qu’il a perdus (parce que quelqu’un les a forcément récupérés) et qui l’a laissé faire ses magouilles aussi longtemps et pourquoi. Au lieu de ça, on a le droit de savoir de quelle couleur est sa chemise. Et ils sont payés…

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Archimède – Oeuf cru

Posté par marrickevin le Vendredi, 21 mars, 2008

Oeuf cru
par Patrick Rebeaud

Voici comment faire entrer un oeuf cru par le goulot d’une bouteille, sans le pousser ni le couper ni le casser. Laissez votre oeuf dans un bol de vinaigre pendant toute une nuit. Vous constaterez le lendemain que la coquille s’est ramollie, son calcaire ayant été notamment attaqué par le vinaigre. vous connaissez la suite : l’allumette, le goulot, le vide…

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C’est pas moi qui le dis – 9ème épisode

Posté par marrickevin le Vendredi, 21 mars, 2008

Phrases authentiques, datant du 14 mars et des jours précédents…

“On voit clairement où est la fermeture, le sectarisme, et où est l’ouverture” – Xavier Bertrand à propos du refus de Bertrand Delanoë de faire alliance avec le Modem. En effet, rien de plus sectaire que de refuser de faire liste commune avec des gens qui n’ont pas les mêmes idées que nous. On se demande bien pourquoi le PS et l’UMP présentent des listes séparées. Quel sectarisme. Cela dit, Xavier Bertrand semble oublier ce que disait Nicolas Sarkozy à propos de François Bayrou lors de la campagne présidentielle : “Si au second tour il est en face d’un femme, boum il est de droite. S’il est en face d’un homme, boum il est de gauche. Si c’est ça la politique…” Et notre Nicolas de débaucher de lèche-bottes ex-UDF trouillards de municipales qui s’annonçaient et des socialistes qui n’en ont que la carte pour constituer son gouvernement…

“Quand on trouve un titre, il faut attendre. Et si ça devient vert-de-gris, c’est que c’était pas de l’or” – L’écrivain Dany Lafferière, sur Europe 1, à propos des titres de ses livres. Pas compris, mais apparemment le présentateur si puisqu’il n’a pas relevé.

“Dans les bureaux de vote, les parents et grands-parents étaient souvent accompagnés de leurs enfants ou petits-enfants. Un moyen de découvrir le système électoral” – Un journaliste d’Europe 1, dimanche 9 mars, à propos des élections municipales. Comme c’est touchant ; malheureusement, c’est illégal.

“Dans les scrutins uninominaux, on voit parfois des gens qui votent pour des personnes qui ne sont pas candidates. Ou on trouve dans les enveloppes des mouchoirs, des images pornographiques. Ca fait partie du folklore des communes rurales” – Un scrutateur des élections dans le Vaucluse. Pourquoi nous parle-t-il des scrutins uninominaux ? Et puis, très folklore rural la pornographie, très bucolique. D’autant qu’il se met le doigt dans l’œil en voulant nous expliquer que la campagne, c’est magnifique et plein de belles traditions… Dans le temps, ma grand-mère faisait la dépouillement à Lyon. A l’ouverture d’une enveloppe, elle tombe sur un billet de cinquante francs et un petit mot : “Allez boire un coup, bande de cons”. Question : que fait-on des cinquante francs ?

“Jean-Marie Le Pen est un peu has been” – Une politologue sur France Inter, lundi 10 mars. Vous le sentez le poids de l’analyse et de la réflexion ?

Et dans la série “C’est pas moi qui l’ai fait !” : les victoires de la musique. Lauréats cette année : Abd-al-Malik, Renan Luce et Christophe Maé, que du lourd. Le plus beau reste tout de même Abd-al-Malik qui, selon moi, fait de la soupe indigeste. Encore que, dans ses “chansons”, il finisse parfois ses phrases, ce qui n’est pas le cas quand il parle. Il est fortiche pour balancer trente-cinq noms de philosophes à la minute, mais à part ça… Donc Abd-al-Malik a reçu la récompense d’artiste interprète masculin de l’année. Le hic, c’est qu’il n’était même pas nominé dans d’autres catégories comme l’album de l’année ou la chanson de l’année. Autrement dit, on vient de dire à Abd-al-Malik : “Tu es un bon interprète, vraiment bon, mais ce que tu fais, c’est vraiment nul”. Bravo les gars !

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C’est pas moi qui le dis – 8ème épisode

Posté par marrickevin le Vendredi, 21 mars, 2008

Phrases authentiques, datant du 22 février 2002 et des jours précédents (à l’exception de la dernière)…

“Il y a un substrat commun dans la politique, il faut essayer de l’analyser” – Christophe Barbier, éditorialiste de L’Express. Si quelqu’un comprend ce que ça veut dire…

“Il n’y a pas plus de lynchage aujourd’hui qu’il n’y avait d’apologie il y a six mois” – Le même, à propos de Nicolas Sarkozy et de ce qu’en disent les media. Christophe Barbier est d’autant mieux placé pour dire ça qu’il est justement à la tête d’un journal qui s’est bien gardé d’idolâtrer Sarkozy, pour pouvoir mieux se garder de l’allumer aujourd’hui. Résultat : il n’en dit jamais de mal.

“J’espère qu’il aura l’occasion de retrouver Karl Marx très bientôt” – John McCain, candidat républicain à la présidence des Etats-Unis, à propos de Fidel Castro. Ils ne s’arrangent pas chez les républicains.

“C’est la première fois que l’on veut abattre avec tant de force un président de la République” – Yves Jégo, porte-parole de l’UMP, à propos du manifeste républicain lancé par Marianne. C’est vrai, il a raison ; Sadi Carnot et Paul Doumer peuvent en témoigner.

“Il ne s’agit ni de traumatiser, ni de culpabiliser les enfants, mais ils ne faut pas non plus les infantiliser en permanence” – Emmanuelle Mignon, directrice du cabinet de Nicolas Sarkozy, à propos de l’idée de confier à des élèves de CM2 la mémoire des enfants français victimes de la Shoah. Ne pas infantiliser les enfants… Elle est en route pour le prix de l’humour politique.

“Un des traits caractéristiques de la période que nous traversons est l’indulgence croissante que l’on témoigne aux criminels. Nous avons montré bien des fois que l’augmentation évidente et incontestée de la criminalité tient au dédain et à l’abandon de la morale religieuse et à la propagation de l’enseignement sans Dieu” – Editorial du journal Le Nouvelliste de Lyon, 15 juin 1897

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C’est pas moi qui le dis – 7ème épisode

Posté par marrickevin le Vendredi, 21 mars, 2008

Phrases authentiques, datant du 14 février 2008 et des jours précédents…

“Je ne serrerai pas la main de gens qui refusent l’existence de l’Etat d’Israël” – Nicolas Sarkozy lors du dîner du CRIF, le 13 février 2008. Il avait aussi promis de ne pas devenir le meilleur pote de Poutine ; et d’être ferme avec les dictateurs, en fait de quoi il a invité Kadhafi à planter sa tente en France.

“Il n’y a pas une ligne de la Torah, de l’Evangile ou du Coran, restituée dans son contexte et dans la plénitude de sa signification, qui puisse s’accommoder des massacres commis en Europe au cours du XXème siècle au nom du totalitarisme et d’un monde sans Dieu.” – Idem. Cette fois, c’est assez clair. Sarkozy n’est pas contre la laïcité mais c’est l’athéisme qui est responsable du Stalinisme et du Nazisme. Autrement dit, pour éviter ce genre de trucs, il y a intérêt à promouvoir Dieu plein pot. Rien d’étonnant pour quelqu’un qui avait dit que Lustiger était “un homme qui a beaucoup compté pour tous les Français, croyants ou pas”. Lequel Lustiger déclarait sans rire que “Le Nazisme et le Stalinisme [étaient] les conséquences directes de l’esprit des Lumières” et que “Les démocraties européennes disparaîtr[aient] si elles ne s’appuient pas sur Dieu”.

“La pression médiatique est d’autant plus forte qu’elle est organisée. Il y a bien longtemps que je ne crois plus que les photographes se trouvent là par hasard.” – François Bayrou, sur Europe 1, répondant à Etienne Mougeotte qui lui demandait si la chute dans les sondages de Nicolas Sarkozy n’était pas due à une trop forte pression médiatique.

“Il fallait deux emplois sans charges dans chaque entreprise. C’était un moyen d’aller vers le pouvoir d’achat.” – François Bayrou. Oui, le pouvoir d’achat des entreprises…

“Mai 68 est arrivé à l’Elysée, c’est le « jouir sans entrave » pour tout le monde. Sarkozy est un soixante-huitard contrarié.” – Daniel Cohn-Bendit

“Je n’avais prévu de ne rien faire mais comme le mari de Carla Bruni a dit des âneries sur mai 68 pendant la campagne présidentielle, je me dis qu’il faut relever le défi.” – Le même, répondant à un journaliste lui demandant s’il allait participer aux célébrations des 40 ans de mai 68.

“Tout s’est passé normalement, comme d’habitude. Ca a duré, comme d’habitude, une vingtaine de minutes. La mariée était en blanc, elle était ravissante, comme d’habitude. Le marié n’était pas mal non plus” – François Lebel, maire du 8ème arrondissement de Paris, qui a officié pour le mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni.

“Regardez-le.. Quel tocard !” – Françoise de Panafieu, à propos de Bertrand Delanoë. Si, imitant Devedjian parlant de Comparini, elle l’avait traité de “salope”, elle prendrait une plainte pour propos homophobes sur les reins.

“Ronaldo n’est le remplaçant de personne, il est le numéro 1.” – Kakà, joueur du Milan AC.

“Il m’a toujours inspiré. Tout me fascine chez lui : sa vitesse, ses dribbles, ses duels avec le gardien et ses défenseurs directs. J’ai eu aussi la chance de jouer avec Thierry Henry, qui est également un grand attaquant. Mais mon modèle, depuis tout petit, demeure Ronaldo. Je regardais des heures des vidéos de lui.” – Karim Benzéma, joueur de l’Olympique Lyonnais.

“Après avoir connu tellement de blessures, il est revenu et il était à nouveau le meilleur joueur du monde. Je l’admire et je le respecte vraiment pour sa force de caractère. Il n’a jamais abandonné ni perdu l’espoir de rejouer au football.” – Zinedine Zidane.

“Je ne crois pas qu’on puisse parler de miracle. C’est moi qui ai fait tous les efforts nécessaires pour revenir. Je n’ai jamais baissé les bras, j’ai toujours gardé la foi. C’est la passion du ballon rond qui m’a poussé à m’accrocher.” – Ronaldo, après avoir reçu le Ballon d’Or en 2002.

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C’est pas moi qui le dis – 6ème épisode

Posté par marrickevin le Vendredi, 21 mars, 2008

Phrases authentiques, datant du 31 janvier 2008 et des jours précédents (à l’exception de l’avant-dernière)…

“Une société, disait Tocqueville, se juge à l’état de ses prisons” – Laurent Joffrin dans Libération, le 29 janvier. Sauf que la phrase, qu’on attribue aussi à Albert Camus, est de Dostoïevski.

“Concernant les sondages, c’est super tuesday pour Xavier Bertrand aujourd’hui” – Une journaliste de France Inter, le 29 janvier, commentant un sondage favorable à X. Bertrand.

“C’est l’homme qui a failli faire sauter la banque et qui est quasiment en train de devenir un héros pour des millions de ses compatriotes” – Début d’un article de The Observer sur Jérôme Kerviel.

“Nous aimerions profiter de cette occasion pour rectifier une erreur historique que nous avons commise en 1965, quand vous avez été invités dans notre pays. Hélas, l’Etat d’Israël a annulé votre prestation en raison de problèmes budgétaires et parce que plusieurs députés de la Knesset ont cru à l’époque que votre spectacle pourrait exercer une influence néfaste sur la jeunesse israélienne. Incontestablement, nous avons eu tort d’empêcher des gens comme vous, qui ont laissé leur marque sur toute une génération, de venir jouer devant les jeunes Israéliens, qui vous admiraient et vous admirent encore aujourd’hui.” – Extrait d’une lettre adressée la semaine dernière par le Ministre des Affaires Etrangères israélien à Paul Mc Cartney, Ringo Starr et aux parents de John Lennon et Georges Harrison.

“Un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui et le gouverne” – Voltaire (dans Essai sur les moeurs et l’esprit des nations). Elle n’est pas toute neuve celle-ci mais j’en ai plein le dos de la légende dorée de Voltaire, le philosophe des classes dirigeantes, admirateur de Louis XIV et dont la notoriété doit beaucoup à la Contre-Révolution.

Et la dernière m’a été soufflée par mon frère Renaud, surveillant de collège. “Déposition d’élève [de troisième] impliqué dans un pugilat”, telle quelle :

“A 9h antoni ma bousculer et jé demender pourquoi tu me bouscule et il a di je nike ta mer et jé léssé passé et a 10h il ai revenu avec tou ces pote et il a dit tu veu te batre avec moi et il ma mi un cou de pied alors on s’ai batu et Renauld nous a séparer”

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C’est pas moi qui le dis – 5ème épisode

Posté par marrickevin le Vendredi, 21 mars, 2008

Phrases authentiques, datant du 27 décembre 2007 et des jours précédents… 

“Quand à l’école on fait réciter à un enfant : “France, mère des hommes et des idées” et que cet enfant est promis à l’expulsion, nous, on ne se pose pas la question de savoir si c’est légal ou non : on empêche l’expulsion” – Un responsable de Réseau Education Sans Frontières

“La liberté et l’égalité sont des valeurs qui nous viennent de la Bible” – Entendu sur France Inter mardi 25 décembre.

“Pour faire d’un enfant un champion, il faut qu’il soit animé par l’amour de sa patrie, par la fierté de sa race, par le désir de mourir pour son pays” – Un “éducateur” d’une école de gymnastique chinoise.

“C’est à minuit pile que le petit Jésus entrera dans la crèche” – Patrick Poivre d’Arvor, journal de 20 heures sur TF1 le 24 décembre.

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