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Archive de 2 octobre 2007

Raffarinade

Posté par marrickevin le Mardi, 2 octobre, 2007

Jean-Pierre Raffarin, interrogé ce dimanche sur RTL sur les franchises médicales auxquelles songe le gouvernement pour renflouer les caisses de la Sécurité Sociale*, en a dit tout le bien qu’il en pensait et les a même justifiées. Selon lui, il “est très dangereux d’être dans un système où la conscience de la dépense n’existe pas“. Autrement dit : les Français ne payent pas le médecin, ni les médicaments, alors forcément, ils en abusent. On rappelle à Raffarin que son gouvernement a mis en place l’euro forfaitaire, non remboursé, pour chaque consultation ; et qu’à moins d’être couvert à 100 %, les médicaments ne sont pas intégralement remboursés.

Qu’est-ce qu’il a dit ? Conscience de payer inexistante ? D’après lui, qui c’est qui paye mes impôts, la TVA et ma mutuelle ?…

* Dernier déficit en date : 3 milliards d’euros cette année. Avec les réformes du dernier gouvernement, rien d’étonnant. Par contre, les lois votées depuis le 6 mai – le fameux paquet fiscal -, profitant surtout aux plus aisés et validant l’arnaque que sont les défiscalisations des heures supplémentaires, vont priver l’Etat d’une quinzaine de milliards d’euros de rentrées fiscales par an. Cherchez l’erreur.

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“Zola assassiné ?” – suite

Posté par marrickevin le Mardi, 2 octobre, 2007

Pour réagir à l’article posté sur la mort de Zola, la conclusion que l’historien Henri Guillemin donnait à la préface qu’il avait écrite pour une réédition de l’ouvrage de Zola “La vérité en marche”.

“Le romancier ne verra pas la réhabilitation de Dreyfus, qui n’interviendra, grâce à Jaurès et à Emile Combes, qu’en 1906. A cette date, Zola est depuis quatre ans dans la tombe. Il n’aura jamais su le fin mot de l’histoire ; il s’obstinera à prendre Henry pour un traître et Picquart pour un héros ; alors qu’Henry était seulement un sous-ordre exemplaire, sachant Dreyfus innocent, mais ayant pour principe que les chefs ont toujours raison, et qu’un officier soucieux de son avancement ne saurait montrer trop de zèle pour plaire à ses supérieurs ; quant à Picquart, qui était antisémite, si sa carrière n’eût pas été cruellement endommagée par son faux pas de 1896 lorsque, après de longues hésitations, il avait révélé à ses chefs le crime d’Esterhazy, le sort du Capitaine Dreyfus l’eût toujours laissé parfaitement indifférent. Zola ignorera que toute l’Affaire reposait sur l’épouvante qu’éprouvaient l’état-major et les « honnêtes gens » informé, à la pensée de voir le nom d’un grand personnage militaire (probablement le « généralisme » Saussier) mêlé à l’aventure si l’immonde Esterhazy n’était pas couvert à tout prix ; d’où la protection écœurée mais vigilante dont l’entoureront les généraux.

Ce n’est pas, ici, ce qui nous intéresse. C’est Zola que nous regarderons. « L’Affaire Dreyfus m’a rendu meilleur » ; il prononcera ces mots sans élever la voix, mais distinctement. L’Affaire avait été pour lui l’offre de se retrouver et de s’accomplir ; une offre qu’il n’avait pas repoussée. Son fils Jacques-Emile – dont je salue ici la haute et noble mémoire (et croyez que je pèse mes termes) – m’a dit et redit la conviction où il était que son père, lorsqu’il disparut subitement en 1902, asphyxié dans sa chambre, mourrait victime d’un assassinat. Je ne saurais me prononcer. Une chose est certaine : la droite haïssait ce combattant, républicain pour de bon ; et l’on savait qu’il écrivait alors un roman sur l’Affaire. Que la droite l’ait fait tuer, je ne vois là rien d’impossible.”

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